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ITW : L’EVASION D’UN WEEKEND

C’est la deuxième année consécutive que le festival Évasion nous invite à danser au Grand Parc de Miribel Jonage. Un cadre idyllique au bord de l’eau et une programmation rythmée par de grands noms. Nominé dans le top 10 des meilleurs festivals à faire cet été, l’Évasion Festival a su s’imposer dès son premier coup d’envoi. Nous y serons ce weekend et on ne peut que vous recommander d’y aller. Rencontre avec Tristan et Victor, deux figures ambitieuses qui n’ont pas fini de nous surprendre !


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MXL : Salut les gars, dans deux semaines c’est le second coup d’envoi. Expliquez-nous un peu comment le projet Évasion s’est imaginé, s’est créé ?

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Tristan : Évasion s’est surtout envisagé à partir de la découverte d’un lieu. Le projet de créer un festival, on l’avait tous en rêve depuis hyper longtemps, mais c’est en découvrant le potentiel du parc de Miribel Jonage que l’on s’est vraiment dit « Ok il faut faire quelque chose ici. »
C’est Charles du District qui l’a repéré et qui nous en a parlé. Seulement, pour avoir l’exclu, on devait organiser ça en 3 mois.

Victor : Charles avait en fait le lieu, l’idée du projet, quasi le nom; mais c’est vrai qu’il n’avait pas les compétences humaines, non pas qu’il n’en était pas capable, mais c’est un vrai challenge de lancer un tel projet. Il a donc fallu qu’il s’entoure de personnes sur qui il pouvait compter et avec qui il avait envie de travailler. Il a donc contacté Flav de Topapero, Ludo qui est plus axé sur la scène trance, qui est aussi électricien et qui avait déjà organisé une fête de la musique; Nico du Terminal nous a donné un sacré coup de main, il était plus dans la coordination, c’est aussi le plus expérimenté et il a vraiment porté le projet sur ces trois mois; et enfin nous deux.

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L’année précédente vous aviez proposé des artistes de renom comme Sam Paganini, Octave One… Cette année encore avec Kerri Chandler, Rodhad, Derrick May pour ne citer qu’eux. Comment fait-on pour atteindre ces artistes quand on est encore méconnu du public ?

Victor : Alors l’année dernière, on a travaillé avec Renaud, un booker et un très bon ami de Charles, qui connait très bien ces artistes. Il est agent d’artiste, donc en fait a on a juste eu à démarcher Octave One. Finalement c’était du réseau à 100%. Ce qui nous a permis d’assurer une belle crédibilité pour cette année. Quand tu as fais jouer Sam Paganini ou Octave One, les artistes te font plus confiance; cette année aussi on a eu des petits coups de mains.

Tristan : Cette année je suis parti à Paris pour le travail et j’ai rencontré Thomas, le patron de In the Box. C’est le mec qui signe par exemple Marion Poncet, il connait beaucoup d’agents d’artistes et grâce à son expérience, il nous a aidé à mettre en place la scène house et la scène techno. D’ailleurs pour la techno, c’est plus de 600 mails qui sont partis, on est passé par une « machine » Rick, qui bosse à Ibiza et qui a aussi un super réseau.

Victor : En plus à côté de ça c’est le directeur artistique du Dockyard festival Amsterdam ou  Caprices festival. Il était en fait dans l’agence de Fact, l’une des plus grosses agences espagnoles qui fait le Sonar par exemple. Donc un très gros réseau, l’avantage avec lui c’est qu’il est ultra rapide pour les échanges, on passe par Facebook ou WhatsApp et pas par des dizaines de mail qui prennent plus de temps. C’était oui ou non et un prix. Il ne nous a jamais dit: « Cet artiste je le connais, vous allez payer trois fois moins cher ». Des prix toujours justes donc, et des réponses rapides.

Tristan : Après notre vrai vœu c’était aussi d’être super cohérent cette année. Construire quelque chose qui nous ressemble avec l’équipe et du coup, chaque fois que l’on avait un refus on devait revoir toute la Line-up pour que la cohérence soit conservée.

 

Et ça a beaucoup bougé ?

Tristan : Énormément !

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Des regrets sur quelques noms ?

Tristan : Apollonia, c’était sur !

Victor : Au final il a eu des dates à Ibiza, puis à la Peacock. On était dégouté car ça devait vraiment, vraiment se faire. A partir de ce moment, on a aussi adopté une autre dynamique dans le booking, moins hésitante car sinon, tu te retrouves vite dans des situations à reculons. Tu avances et finalement il y a des histoires de prix, tu perds des choix, tu as moins de temps en plus tu dois lancer la Line-up car tu as lancé la campagne de communication donc finalement tu es perdu et tu ne sais même plus qui choisir. Au bout d’un moment on s’est dit qu’il fallait arrêter, on devait choisir des artistes, payer le prix et arrêter de tenter de négocier.

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Vous avez bossé depuis quand pour cette édition  ?

Tristan : Je dirais depuis huit mois…

Victor : Mais parce qu’il y a eu des retournements de situations, des choses prennent plus de temps que d’autres. Tu espères sur des artistes et tu repars du début. Donc oui beaucoup de travail en amont et puis aussi on manquait d’expérience. Je pense que si on repart sur une Line-up pour l’année prochaine, on pourra vraiment s’amuser. D’une part avec les contacts que l’on s’est fait cette année et puis dans l’organisation aussi.

Tristan : Si tout se passe bien avec les agents, comme faire des paiements en temps et en heure, être réactif, être aussi irréprochable sur l’hospitalité, de places dans l’affiche, tu installes une relation de confiance avec eux.

Victor : Par exemple, pour Kerri Chandler, si il n’avait pas le premier nom sur l’affiche, il ne voulait pas signer. Et après, tu as Derrick May qui te demande pareil et Rodhad aussi. Donc qu’est ce que tu fais dans ces situations ?

Tristan : Après, là c’est les agents ! Parfois tu as des demandes d’agents qui sont incroyables, alors que l’artiste est super cool et n’était pas du tout au courant de tout ça.

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Cette année c’est votre deuxième édition, y a t-il des choses auxquelles vous ne vous étiez pas attendu l’année dernière, des complications, un afflux trop important de personnes, des problèmes de gestion ? Avez-vous procédé différemment cette année dans l’organisation de votre travail ?

Victor : Complètement. L’année dernière même si ça s’appelait festival c’était plus à la hauteur d’un gros open air. L’organisation, c’était plus comme celles des soirées, mais au final avec des jauges comme ça, c’était ingérable. Je me suis retrouvé à faire de la technique alors qu’à la base je faisais seulement de la com, donc tu te retrouves dans des situations de stress, à paniquer et prendre de mauvaises décisions. On avait un gros problème d’organisation. Cette année, on a procédé différemment, chacun a ses fiches de poste, son rôle. L’année dernière c’est les techniciens du Petit Salon qui nous ont sauvé pour tout monter rapidement, cette année on a rencontré du monde donc c’était mieux organisé.
L’été dernier on a été bénévole sur le Festbouc, là aussi on a pu rencontrer des gens, des techniciens qui avaient l’habitude de cette organisation.

Tristan : Cette année ça nous a permis de créer une vraie scénographie. Alors que l’année dernière c’était « Bon les gars, vous nous contactez deux mois à l’avance alors ça sera ça et rien d’autre. » Mais on pouvait pas se permettre de dire non.

Victor : Cette année voilà, de vraies décorations ont été réfléchies, il y a des choix particuliers pour tous les systèmes sons que l’on va utiliser.

Tristan : Il y aura un univers par scène, qui sera assorti à la musique.

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Cette année, vous attendez aussi un public international. Vous avez été en plus listés dans les 10 meilleurs festivals à faire cet été. Vous étiez vous attendu à ce succès et comment vous êtes vous organisé pour accueillir tout ce nouveau monde ?

Tristan : Alors ça, on ne s’y était pas du tout attendu. On est pas mal regardé et c’est hyper excitant. On a reçu des messages d’anglais, d’espagnols qui nous demandaient comment venir, où se loger. On a été un peu étonné, car c’est seulement la deuxième édition. En plus, la com n’a jamais été dirigée vers l’international. Cette année, on a hésité à tout traduire en anglais mais par faute de temps on s’en est pas plus préoccupé que ça. Mais ce public là en tout cas, a dû nous trouver sur des relais presse ou les réseaux.

Victor : Après, Loud attire beaucoup d’étrangers, car il joue essentiellement à Ozora ou au Boom. La population trance en plus se déplace et adore ce genre d’événement en plein air. Ce qui peut attirer du monde à l’international. Kerri Chandler tourne beaucoup de partout, je suis pas sûr que ça soit lui qui ramène des anglais ou des espagnols. Mais on s’est posé la question, quel artiste inciterait les gens à venir ou est-ce que c’est la plage ou même Lyon qui est plutôt central. Finalement, ça doit être une bonne combinaison de tout.

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Des noms toujours très techno pour vos programmations, comment avez-vous conclu cette large sélection d’artistes ? Quel public ciblez-vous ?

Tristan : C’est nous deux en premier lieu avec le directeur artistique house et techno. Il nous aide à être cohérent.

Victor : Il nous indique aussi, qui aura le plus de succès sur ce genre d’événement. Quel artiste côte le plus en France etc. Ce qui était bien c’est que notre directeur artistique avait une vraie dimension internationale, il savait la vraie côte d’un artiste. Car en France certains artistes coûtent que dalle mais ne marchent pas du tout. On a essayé de faire un mélange d’artistes old-school et d’autres plus récents. Il faut satisfaire tout le monde, même dans la tranche d’âge.
On a la chance d’avoir un large public, de 20 à 30 ans mais aussi de plus de 40 ans, même en tant que bénévoles.

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Votre festival a été très attendu cette année, l’événement très suivi sur les réseaux. Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour l’année prochaine ? Une évasion autre part en France, des soirées dans l’année ?

Tristan : On voudrait construire quelque chose de plus exclusif dans ce même lieu avec des Line-up toujours plus pointues.

Victor : On veut rester dans l’exclusif et se renouveler tout le temps. On va faire des choses qui ne se sont pas encore vues à Lyon en termes de partenariats, de sponsors, d’activités. On aimerait aussi dédier une journée gratuite à la scène locale.

Tristan : Construire un vrai lieu de vie au-delà de la musique. Pour que les gens se retrouvent chaque année ici et passer un weekend en dehors du temps.

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Avec un camping cette fois ?!

Tristan : Ah ça, ça serait super !

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Vendredi 7 et samedi 8 juillet 2017. Grand Parc de Méribel Jonage

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Marie Mascarell

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